Édition Spéciale – Conférence annuelle ACMP : Et si la méditation faisait partie De notre coffre à outils de gestion du changement? Volet 1

 

Le concept

Oubliez les gourous, l’encens, les postures à donner des crampes et l’introspection à faire voyager dans le temps : c’est d’une tout autre méditation dont je veux vous parler. Car la récipiendaire du premier prix White Paper ACMP 2015, Madame Wendy Quan, a littéralement fasciné son auditoire, à Las Vegas, avec une conférence ayant pour titre : Meditation, A Powerful Change Management Tool.

Méditation volet 1

Gestionnaire du changement chez Pacific Blue Cross, en Colombie-Britannique, une compagnie d’assurances de 730 employés, Madame Quan a dû s’absenter de son emploi pour des raisons médicales graves. C’est au cours de cette épreuve qu’elle a croisé le chemin de la méditation de pleine conscience. À son retour, ses collègues, impressionnés par la force qu’elle dégageait, lui ont demandé de leur enseigner ce qu’elle avait appris. L’idée d’introduire la méditation comme outil de changement s’est tranquillement imposée à la gestionnaire du changement qu’elle était. C’est ainsi qu’elle a commencé à conduire des classes hebdomadaires de méditation au sein de son organisation.

Pourquoi?

  • Primo, parce que son expérience personnelle lui avait permis de constater que la méditation avait le pouvoir d’atténuer les surcroits de stress chez l’être humain et que cet état d’esprit rehaussait sa capacité à bien vivre les changements, quels qu’ils soient.
  • Secundo, parce que son retour au travail coïncidait avec une période de transformation majeure au sein de son organisation : pas moins de 25 systèmes administratifs étaient remplacés par un seul. Une transformation gigantesque affectant les rôles et responsabilités, les points de services, le nombre d’employés, etc. Un stress énorme, pour tout le monde.

En quoi consiste cette méditation de pleine conscience?

Méditer ne signifie pas « penser à rien ». Au contraire, il s’agit de prendre la pleine conscience de ce qui se passe, en accueillant de la même façon toutes émotions et sensations qui s’y rattachent qu’elles soient agréables ou désagréables. Lors des classes de méditation, l’individu cultive ainsi sa capacité à garder en tout temps un état d’esprit objectif, ouvert, sans auto jugement, et surtout, à ne plus céder à la réactivité. La bonne nouvelle, c’est que cette capacité d’observation est à la portée de tous et peut être intégrée à toutes nos activités quotidiennes. Fini le dictat de l’ego ou des constructions mentales biaisées par le stress du moment !

Concrètement, Madame Quan a donné à cette méditation la forme de classes de trente minutes, sur l’heure du midi, avec des volontaires. Des classes de Talk & Teach, de méditation guidée, où par le dialogue elle apprend aux participants à réfléchir sur la façon dont ils vivent les changements présents dans l’organisation, dont ils entrevoient ses impacts. Elle leur apprend à analyser leurs propres réactions, à prendre conscience de la façon de fonctionner qui leur est propre.

Élargie à près de 25% des effectifs de l’entreprise, cette initiative a démontré des résultats précis, concrets, qui ont été mesurés par Madame Quan et son équipe.

Ces résultats feront l’objet du deuxième billet consacré à ce sujet. Car ils sont tellement probants qu’ils ne peuvent que nous inviter à réfléchir à l’intégration de la méditation à nos outils de gestion du changement. Sachant que le stress est comme le cholestérol : il y a le bon et le mauvais…