Le choix d’un conseiller en transformation organisationnelle ; un vrai casse-tête!

Acheter un produit est facile. Mais choisir le meilleur produit pour nous est toujours un exercice plus complexe. Bien certain qu’un achat impulsif élimine l’étape du choix, mais le potentiel de regret est beaucoup plus élevé.

Pour le choix d’un conseiller en transformation organisationnelle, l’achat impulsif est tout simplement périlleux.

Pourquoi le choix d’un conseiller en transformation est périlleux ?

C’est un fait : le marché regorge de firmes et de conseillers aux profils et aux champs de compétences variés. Ces conseillers possèdent des compétences souvent pointues, que ce soit en planification stratégique, gestion de projet, gestion des risques, architecture d’affaires, ressources humaines, amélioration continue.

Toutes ces compétences ont une valeur qui leur est propre. Alors, comment faire le bon choix ? Quelles qualités rechercher pour mener à bien une transformation organisationnelle qui engendrera à coup sûr des changements quasi simultanés sur plusieurs fronts, notamment au niveau de la gouvernance, des processus d’affaires, les outils, des systèmes, de la structure organisationnelle, des rôles et responsabilités et même de la culture ?

La dimension globale et systémique d’une transformation ne fait pas toujours bon ménage avec la surspécialisation de certains conseillers. Cette surspécialisation conduit généralement à une vision
parcellaire des problèmes et des solutions.

Quel est le profil idéal pour votre mission de transformation ?

Il doit être compétent autant dans la stratégie que dans la mise en œuvre des changements
Le conseiller doit pouvoir accompagner le gestionnaire dans sa gestion globale et systémique de la transformation. Il doit vous aider à maintenir le cap dans la turbulence du changement, non seulement à l’étape du diagnostic et de la planification stratégique, mais tout au long du projet.

Il doit rouler ses manches et travailler sur le terrain
Une transformation, ça se vit sur le terrain, dans le quotidien des opérations! Votre conseiller doit être partie prenante des solutions qu’il recommande et jouer un rôle actif dans leur mise en oeuvre.

Il doit être discret et être le sage derrière le trône
Discret, un bon conseiller sait mettre en valeur son client et son équipe de gestionnaires. Jamais il ne devrait assumer le leadership de la transformation à votre place !

Que doit savoir faire ce conseiller pour vous aider ?

Il doit être un as de la visualisation et de la communication
Un conseiller en transformation vous aide à gérer les multiples projets de changement. Ces multiples projets définissent la transformation globale. Il faut donc visualiser la transformation et sa destination. Le conseiller contribue à définir l’histoire de la transformation et s’assurer qu’elle soit communiquée aux employés. Il veille avec vous à ce que tous les employés adhèrent à cette vision.

Il doit pouvoir courir et terminer  le marathon de la transformation
Il vous conseille et vous guide dans l’adoption d’une vision commune et globale de la transformation à réaliser. Il dresse avec vous la feuille de route de la transformation. Il accompagne vos gestionnaires et leurs équipes qui ont à gérer les impacts, mais surtout à récupérer les bénéfices attendus tout au long de la transformation.

Il doit savoir changer une roue tout en roulant
Il appuie les gestionnaires dans la conduite du changement, tout en les aidant à maintenir l’efficacité des opérations.

L’expertise qu’il apporte doit déborder ses connaissances
Enfin, il a accès à un bassin d’expertise au sein de sa firme pour l’appuyer.

Quels sont les 3 éléments qui, au minimum, doivent être présents chez votre futur conseiller ?

La souplesse
La première chose à vérifier chez un conseiller, c’est sa façon de travailler. Il doit faire preuve de souplesse dans son approche et sa méthodologie. Vous ne devriez jamais avoir à vous adapter à un conseiller.

Le gène du caméléon
Le conseiller, grâce à ses expériences et ses résultats antérieurs, doit se joindre aux équipes de travail en place, en prenant instantanément les couleurs de votre organisation. Ce doit être une seconde nature. Ses nouveaux collègues doivent dire « C’est comme si tu avais toujours été avec nous! ».

Une forme d’ubiquité ; quand le conseiller quitte, son savoir reste
Le vrai bon conseiller en transformation fera de son client le leader de sa transformation grâce à un transfert durable de connaissances et d’outils, et ce, tout au long de son intervention. Il aura encore un impact même après avoir quitté.

En conclusion
Dans le choix d’un conseiller, tentez d’éviter la surspécialisation, assurez-vous que votre conseiller est là pour vous accompagner, et non pour prendre toute la place. Et quand il quitte, un transfert durable de connaissances et d’outils doit assurer un effet de levier maximal à moyen et long terme sur le processus de transformation continue de votre entreprise, sur votre capacité organisationnelle à changer.