Dans quelques années, je pourrai dire à mes enfants que j’ai fait partie des 61 004 spectateurs présents au Stade olympique, en avril dernier, pour encourager l’Impact de Montréal en finale de la Ligue des Champions. Ce soir-là, à défaut de la victoire, j’ai eu la chance d’assister à une belle rencontre entre deux excellentes équipes, mais aussi de laisser libre cours à mes réflexions…

En effet, je me suis demandé comment une équipe comme l’Impact, bien loin dans les pronostics au lancement de la compétition, avait réussi l’exploit d’éliminer plusieurs équipes bien meilleures qu’elle sur papier et de rassembler en un seul endroit plus de 60 000 personnes, dont l’une d’entre elles (moi!), prête à payer plus de 60$ au marché noir pour se retrouver debout pendant tout le match.

C’est là que j’ai repensé à toute l’importance d’évaluer son équipe.

Le lendemain au bureau, Camille et moi nous sommes amusés à analyser ce cas et à faire le parallèle avec le diagnostic organisationnel.

Que l’on soit une équipe sportive ou une organisation, nous poursuivons tous des objectifs, des rêves. Que ceux-ci soient petits ou grands, il est essentiel de savoir deux choses : d’où nous partons, et où nous voulons aller. Tout comme le fait un entraîneur avec son équipe, un bon gestionnaire se doit de faire le diagnostic de son organisation avant de mettre en place un plan pour réaliser ses objectifs d’affaires. C’est ce qu’a fait l’entraîneur de l’Impact, Frank Klopas, lorsqu’il a pris les rênes d’une équipe ayant perdu plusieurs de ses cadres pour finalement les amener en finale de la Ligue des Champions. Il ne fait aucun doute que ce diagnostic de la situation lui a beaucoup servi dans la mission qu’il s’est donnée : propulser l’équipe dans les plus hautes sphères, et ce, peu importe la situation de départ.

Soccer - Diagnostic

Réaliser un diagnostic de son organisation est une pratique d’importance, et pas seulement quand un problème survient. Un bon diagnostic doit révéler ce qu’il nous manque pour atteindre nos objectifs, certes, mais aussi et surtout, mettre en lumière les forces sur lesquelles miser en tant qu’organisation. Selon nous, c’est ici que l’approche appréciative prend tout son sens. Existe-t-il meilleur retour sur investissement que lorsque nous mettons nos énergies à faire des choses que nous aimons et pour lesquelles nous sommes doués ? Pouvant être utilisée dans n’importe quel contexte, l’approche appréciative nous amène à nous concentrer sur nos compétences et ce qui nous distingue. Ainsi, plutôt que de se demander « Quel est le problème? » ou « Qu’est-ce qui va mal? », on se demandera « Quels sont nos succès? », « Qu’avons-nous appris » et « Quelles sont nos possibilités maintenant? ». En plus de nous permettre d’aller de l’avant avec un regard positif, cela s’avère être un excellent moyen pour interpeller les gens et favoriser l’engagement de son équipe.

Vous l’aurez compris, sur un terrain de soccer ou en affaires, nous voulons tous gagner notre propre Ligue des Champions. Nous avons tous des adversaires à affronter et les conditions de jeu varient sans cesse. Néanmoins, l’important demeure toujours de jouer ensemble en misant sur ce que chacun apporte à l’équipe.

Et vous, connaissez-vous vos forces?

«Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite.» Henry Ford