2018.12.05

Stop à la cupidité ! À quand des entreprises un peu plus progressistes et humanistes ?

Par Caroline Ménard et André Coupet

Infolettre

Septembre 2008, faillite de Lehman Brothers, la première pièce du jeu de domino qui a ébranlé et fait dériver le monde entier. Novembre 2018, l’homme-clé du groupe numéro 1 de la construction automobile dans le monde, Carlos Ghosn, le patron de l’Alliance Renault/Nissan/Mitsubishi, est accusé de malversations et de non-déclaration au fisc japonais de primes reliées à la valeur des actions pour un montant total de 60 millions $ sur 5 ans.

C’est aussi, au Canada, l’annonce par Bombardier de la suppression de 2500 postes et de la liquidation de certains actifs afin, comme l’analysait Robert Dutrisac dans Le Devoir du 9 novembre, « d’améliorer les flux financiers à court terme, le mode de rémunération des dirigeants les encourageant fortement à agir de la sorte en raison d’un régime d’options qui peuvent être exercées dans deux ans ». Chez Bombardier, on s’assure de l’alignement de toute l’équipe de direction sur les gains à court terme.

« Greed is good* » disaient-ils

Force est de constater que 10 ans plus tard, la cupidité poursuit toujours ses ravages… Lire la suite!